Théorie de l'Art en Cinq Minutes

Le but de ce texte? Présenter ma théorie sur l'Art en à-peu-près 5 minutes. 
Je me demande quelles seront vos réactions...?
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Je vais maintenant vous présenter ma théorie de l'Art en plus ou moins 5 minutes.
Hum, hum.
Je pense qu'il y a quatre points essentiels à retenir quand on parle d'Art, points que je vais détailler et traiter, seulement je tiens à préciser que ma vision est étroitement liée à ma pratique de la bande-dessinée. Merci d'en tenir compte. Je parlerais donc, dans l'ordre, du Dialogue émis, du Matériel-Diffusant, de l'Altitude, et du triptyque Humain/Art/Autre Chose.
Pour partir d'un point vague et général, on peut résumer la définition de l'Art par l'émission d'un message par une personne envers un récepteur attentif (qu'il soit un groupe de personnes ou bien un individu en particulier). L'Art est donc un Dialogue émis pour un récepteur.
Les moyens mis à la disposition de la personne-émettrice pour l'émission ainsi que la diffusion de ce Dialogue émis concernent à la fois le contenu de ce dialogue (le Concept, l'Idée, le Message...) et le contenant du dialogue (qu'il soit Image, Volume, Installation, Apparence extérieure...). L'Art nécessite alors le couple contenu/contenant qui devient du Matériel-Diffusant.
Tout projet, œuvre, intention, service nécessite un minimum de technicité, d'intelligence et un maximum de visibilité, lisibilité et de production : chacun fixe ses limites, subjectives et donc susceptibles au changement. Cet espèce de contrat, dont on a tous plus ou moins conscience, et dont on accorde chacun plus ou moins d'importance, n'est juste qu'une promesse faite finalement avec soi-même qui nous permet de rendre moins flou notre perception de nous-mêmes et de ce fait, notre perception de l'Art aussi. Cependant, l'Art n'est même pas concerné par cela, nous avons nous seuls le besoin de cette Altitude, ce besoin de fixer notre propre maximum-minimum, notre propre haut-bas. Cette attitude trahit une certaine méfiance à propos de l'Art et surtout à propos de nous-mêmes.
Et cette attitude démontre aussi que dans l'absolu, il n'y a que deux thèmes que nous sommes à même d'aborder : l'Humanité et l'Art. Nous sommes attentifs à leurs états, leurs changements, leurs métamorphoses et leurs dérives, et nous en parlons en permanence parce que nous trouvons cela intéressant. On ne peut alors que prévoir, dans cet état de flou complet, de concepts vagues et de tentatives, que tout sujet sortant de ces deux sujets principaux deviennent alors tout aussi, si ce n'est plus, intéressant, donnant lieu à parler d'
Autre chose...
Nous tentons tous de rendre les choses claires et nettes, de les classifier et de les ranger, car nous nous méfions de ce flou de l'Humanité et de l'Art et de la fausse clarté de leurs idées. Et notre seule boussole est notre propre plaisir et/ou intérêt dans les sujets, dans les médiums. Pour ma part, j'essaie de produire des choses satisfaisantes qui essaie d'être à part de la vision de l'Art actuelle, pour mieux en parler, de cette vision ou de la vision de l'Humanité, ou d'autre chose,
...mais quoi... ?

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