"MAN OF SENTAÏ"

    Cette fois, il s'agit d'un texte que j'ai fais en 2012! Il est assez court et c'est plutôt chouette : on a droit à un condensé de l'ambiance comme ça. "Kick-Ass" dites-vous? Hé bien c'est possible. (:I)
***

New York, ville des folies mais aussi ville stricte. Où se côtoie aussi bien le Salary-man, droit par nécessité, que l'Homme de la rue, excentrique par besoin.
Tout commence dans un appartement plutôt normal : un homme est juste là. Un long moment passe quand il attrape la télécommande pour allumer sa télévision : c'est l'heure des Power-Rangers (tm).
Et soudain la vie passe par le bruit, et tout s'anime dans une tempête de couleurs primaires, flashs qui réveillent.
MAN OF SENTAÏ
L'Homme marche dans la rue, se ressassant l'épisode d'aujourd'hui, un peu plus ouvert qu'avant.
Alors qu'il sort de son super-marché, il y a soudain des cris. Un salary-man se fait agresser par un autre homme, qui veut prendre sa sacoche. Il tient fermement sa sacoche complètement paniqué bien que la menace d'un couteau constitue un solide argument pour abandonner toute possession. Mais même l'agresseur n'est guère convaincant et guère convaincu. FORCE ROUGE.
La scène s'entrecoupe d'images, de bruits, de sons de la série sur ce groupe d'hommes et de femmes costumés, sur ce sentaï. Et la conclusion réelle diffère de celle qui est fictive : les Power-Rangers ont battu le Général de l'Enfer mais l'homme est parti avec la sacoche. Notre spectateur prend conscience tout autour de lui, on a regardé tout comme lui, la scène sans réagir.
Retourné à son appartement, l'homme se rappelle la scène, commençant à réfléchir, paniquant. Tensions dans lesquelles s'éparpillent à nouveau des images du sentaï, images qui s'achèvent soudain sur une image, le Héros pointant son doigt vers l'Homme. Qui soudain comprend.
Il se lève lentement, enfile un sweat-shirt, enfile une cagoule et dit enfin « Aya. ».

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