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New York, ville des folies mais aussi
ville stricte. Où se côtoie aussi bien le Salary-man, droit par
nécessité, que l'Homme de la rue, excentrique par besoin.
Tout commence dans un appartement
plutôt normal : un
homme est juste là. Un
long moment passe quand il attrape la télécommande pour allumer sa
télévision : c'est l'heure des Power-Rangers
(tm).
Et soudain la vie passe par le bruit, et tout s'anime dans une
tempête de couleurs primaires, flashs qui réveillent.
MAN OF SENTAÏ
L'Homme marche dans la rue, se
ressassant l'épisode d'aujourd'hui, un peu plus ouvert
qu'avant.
Alors qu'il sort de son super-marché, il y a soudain des cris. Un
salary-man se fait agresser par un autre homme, qui veut prendre sa
sacoche. Il tient fermement sa sacoche complètement paniqué bien
que la menace d'un couteau constitue un solide argument pour
abandonner toute possession. Mais même l'agresseur n'est guère
convaincant et guère convaincu. FORCE ROUGE.
La scène s'entrecoupe d'images, de
bruits, de sons de la série sur ce groupe d'hommes et de femmes
costumés, sur ce sentaï.
Et la conclusion réelle
diffère de celle qui est fictive : les Power-Rangers ont battu
le Général de l'Enfer mais l'homme est parti avec la sacoche. Notre
spectateur prend conscience tout autour de lui, on a regardé tout
comme lui, la scène
sans réagir.
Retourné à son appartement,
l'homme se rappelle la scène,
commençant à réfléchir, paniquant.
Tensions dans lesquelles s'éparpillent à nouveau des images du
sentaï, images qui
s'achèvent soudain sur une image, le Héros pointant son doigt vers
l'Homme. Qui soudain comprend.
Il se lève lentement, enfile un sweat-shirt, enfile une cagoule et
dit enfin « Aya. ».
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